
L’UBBC n’est pas une course. Pas d’inscription payante, pas de dossard, pas de certificat médical. Ce qui suit n’est pas un règlement. C’est une façon d’être.
L’UBBC, c’est un parc, des boucles, une nuit qui tombe, des gens bien et un buffet que l’on a mis du soin à préparer. C’est un collectif qui se retrouve chaque année autour d’une idée simple : courir ensemble, partager, prendre soin les uns des autres et laisser l’endroit dans l’état dans lequel on l’a trouvé.
Être membre de l’UBBC, ce n’est pas seulement adhérer. C’est choisir ce mode d’être.
Participer à l’UBBC, c’est adhérer à l’association Ultra Boucle Buttes Chaumont. Cette adhésion est gratuite et volontaire. Elle ne crée aucune obligation financière. Elle crée en revanche une appartenance.
En adhérant, chaque membre accepte les statuts de l’association et s’engage à respecter la présente charte.
L’association porte administrativement le collectif, mais l’événement reste off : il n’existe ni agrément ni déclaration officielle des courses, que celles-ci se déroulent dans un parc ou dans les rues de Paris. Chaque édition demeure une expérience libre, sans encadrement sportif institutionnel.
Chaque membre autorise expressément l’association à utiliser, à titre gratuit et sans limitation de durée ou de support, les images, photos et vidéos sur lesquelles il ou elle pourrait apparaître dans le cadre des événements organisés.
L’UBBC ne mesure pas la performance. Elle mesure l’engagement. Ce n’est pas une compétition. C’est une expérience collective.
On ne vient pas pour être le meilleur. On vient pour être présent, engagé, honnête. Chacun·e court son effort. On se retrouve au base camp.
Le tableau de bord interne et la célébration de fin de soirée existent pour reconnaître l’engagement, pas pour créer une hiérarchie. On ne gagne pas l’UBBC. On la vit.
L’UBBC rassemble des membres de tous horizons, de tous âges, de toutes conditions physiques, de toutes origines, de tous genres et de toutes orientations. Cette diversité n’est pas un détail. C’est ce qui fait la force et la richesse du collectif.
Chaque membre traite les autres avec le respect que mérite leur présence. On ne juge pas. On n’exclut pas. On ne banalise pas. Les remarques, comportements ou attitudes qui rabaissent, humilient ou discriminent n’ont pas leur place ici, qu’ils visent un membre, un bénévole ou un usager du parc.
Le soin que l’on apporte aux autres ne s’arrête pas aux personnes que l’on connaît. Il s’étend à celles et ceux que l’on croise.
Sans bénévoles, il n’y a pas d’UBBC. Celles et ceux qui tiennent le base camp, coupent les pastèques, gèrent le ravitaillement, posent et déposent le balisage, prennent les photos ne participent pas à l’événement. Ils le rendent possible.
On les traite avec le respect que mérite ce choix. On prend soin des autres membres également : on se salue, on s’encourage, on ne laisse pas quelqu’un sur le carreau.
On court de nuit dans un parc public ou dans les rues de Paris, sur des sentiers, des pelouses, des trottoirs et des escaliers. Personne ne surveille. Personne ne vérifie. C’est voulu.
En contrepartie, chaque membre est responsable de lui-même et attentif aux autres.
Frontale obligatoire. Pas de lampe, pas de départ.
Dans les descentes et sur les sentiers étroits, on adapte son allure. Les escaliers ne sont pas des tremplins.
On respecte les autres usagers de l’espace public : joggeurs, promeneurs, enfants. On ne fonce pas dans les descentes quand ce n’est pas dégagé.
Si l’on croise un·e membre en difficulté, on s’arrête.
Chaque membre court sous sa propre responsabilité et déclare disposer des assurances nécessaires à sa pratique sportive.
Sur les événements organisés par l’association, la participation implique une autonomie totale. Chaque membre doit être pleinement conscient·e de la longueur du parcours, de son dénivelé et de ses spécificités, et être préparé·e physiquement et mentalement.
Cela implique notamment de :
La sécurité repose avant tout sur la capacité de chacun·e à s’autogérer, même dans des situations exigeantes.
Les sacs et bagages sont regroupés dans un espace commun. Il n’y a pas de surveillance organisée : les consignes sont auto-surveillées par les membres, dans une logique de confiance distribuée. Il est fortement recommandé de ne laisser aucun objet de valeur dans les sacs.
Le parc des Buttes Chaumont nous accueille. Il appartient à tout le monde. On n’y laisse rien. Ni déchets, ni dégâts, ni bruit inutile. Le balisage est temporaire et entièrement retiré après chaque édition.
On respecte les autres usagers du parc et on partage l’espace avec bienveillance. L’UBBC existe parce que le parc nous tolère. On fait en sorte que ça dure.
L’UBBC a une empreinte. On s’engage à ce qu’elle soit la plus légère possible.
On vient aux Buttes en transports en commun ou à vélo. On évite les voitures sauf nécessité.
On n’utilise pas de contenants jetables quand c’est évitable. On ramasse ce que l’on dépose, et ce que l’on trouve.
On fait attention aux produits que l’on apporte : moins d’emballages, moins de plastique, plus de sens.
Le ravitaillement est un pilier. Pas des snacks industriels attrapés en catastrophe. De la vraie nourriture, préparée avec soin, apportée par les membres. Du fait maison, du bio, du bon, du cœur.
Chaque membre est invité à contribuer selon ses moyens : un gâteau, des fruits, une quiche, une soupe. Ce n’est pas une obligation. C’est un geste. Il dit quelque chose de la façon dont on se considère les uns les autres.
La politique zéro TUC est appliquée sans négociation.
La date de l’UBBC ne se partage pas publiquement. Pas sur les réseaux, pas dans un groupe ouvert, pas à quelqu’un qui n’a pas été invité. C’est une édition sur invitation, volontairement limitée.
Ce n’est pas du secret pour le secret. C’est ce qui permet de garder l’événement à taille humaine, avec les bonnes personnes, dans le bon esprit.
Une place à l’UBBC est précieuse. Des candidat·es ont été écarté·es pour que tu sois là. Si pour une raison quelconque tu ne peux pas adhérer, préviens-nous le plus tôt possible. La liste d’attente est longue et d’autres membres n’attendent qu’un bracelet.
Celles et ceux qui ne viennent pas sans prévenir ne jouent pas le jeu, et on ne les reprendra plus.